HEUREUX CEUX QUI N'ONT POINT VU ET QUI ONT CRU

Publié le par cepak-courcelles

Sous sa forme philosophique, le Spiritisme synthétise tous les efforts humains à la recherche de soi, illustrés dans l’image du Penseur. En tant que philosophie, il analyse les éléments qui composent l’existence de l’être dans le monde, mais il y ajoute le grand voyage qui l’attend également, sur la ligne du temps, en dehors de ce monde.
L’Être est, il ne pourrait jamais ne pas être. L’existentialisme kierkegaardien, nietzschéen, sartrien, a joué le rôle de la lampe rouge qui clignote par intermittence pour nous dire : réveillez-vous ! L’angoisse beauvoirienne face à la perte possible de ses trésors intellectuels face à l’appel équivoque de la mort reste dans le cœur des mères et des pères qui perdent leurs enfants adolescents à cause de la drogue, de l’alcool, du crime ou de la sexualité pathologiquement déséquilibrée.
La philosophie des Esprits supérieurs contient un lénitif qui soulage le désespoir engendré par le « scandale » ; Socrate l’a précédée, avec son admirable vécu éthique et moral sur les bases logiques de l'incontestable Vérité. Platon, avec la réalité du monde des idées qui gisait couverte dans le fonds de la caverne. Aristote, avec la prédominance du monde des formes et qui décrivait la persona et ses réalisations.
La Philosophie spirite n'est pas l’instrument d’une simple élucubration. Elle n’est pas non plus l’ostentation face aux trophées humains et mondains. Elle est une alternative, une invitation (pour l’instant) à un changement du système de pensée actuel.

Le penser philosophico-spirite prévoit un univers de découvertes de soi, mais il impose dans ce processus la reconnaissance de la présence de Dieu en nous par le biais de ses lois, conductrices de notre logique, de notre développement, de notre évolution, de notre amour. Les Lois morales que les Esprits ont définies de manière didactique à Kardec représentent une partie du processus de prise de conscience et de reconnaissance du divin en nous.
Le non-être est l’égarement décrit ci-dessus ; le non-être compose les sentiments médiocres qui nous écartent les uns des autres : la jalousie, la vanité et l’orgueil qui en découle. Ces éléments puissants dans leur capacité auto et allo-destructrice, font stagner l'être dans sa nullité existentielle. Et il proclame le besoin de souffrir pour se réveiller.

Ce parcours n’est pas fini. L’exemple de Jésus reste l’image message subliminaire qui émaille tout notre parcours existentiel. Son appel continue de pulser dans les cœurs humains. La lecture de cet appel a été mal décodée. Mais il reste là. Et quand l’être en aura assez du non-être, il ouvrira son cœur et sa pensée pour le banquet, pas le platonique, comme une représentation du sensible, mais le nuptial, parce qu’empli de bonheur, d'espoir et d'identification avec Dieu.

(Sonia Theodoro Da Silva, São Paulo, État de São Paulo, Brésil.)

 

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